
Lorsque les flammes dans
l’âtre dansent
Que les phrases n’ont plus de sens
Les yeux mouillés de fatigue et de fumée
Laissent en moi souvenirs et regrets.
Je m’en suis imprégné
Et j’ai toujours souvenance
D’un même émoi émerveillé.
Nos deux corps se noyaient
Dans la lumière de cette flamme
Fermant les yeux, l'on se pâmait.
Une main tremblante venait se poser
Un regard, un sourire, un baiser
Brûlants, osant quémander
Fébrilement, encore se toucher.
De ton souvenir je me vois hanté
Là où il y avait amour, un fantôme s’est logé
Se taire ? Pourquoi faire semblant?
Toi que je j’aimais fougueusement
A quel point ma passion t’aurais rendu ivre ?
Mais à quoi bon regretter ce qui ne sera jamais
Se lamenter sur ce qui aurait été ?
Passions et saisons sont-elles éphémères?
Déjà le froid dans mon coeur m’annonce l’hiver
A l’eau de la fontaine, se mêlent mes larmes
Issues d'un silence devenu vacarme.
Neige, pluie et vent
La flamme lentement s’est consumée
Hiver et gelées en moi sont arrivés.
Illustration Elena, le pinceau et la plume.
La douceur des couleurs d'automne
Fait vibrer mon cœur et me yeux.
D'automne toujours change ma vie.
Illustration Angelina le pinceau et la plume.

Il n'est plus belle fleur qu'une rose d'automne,
Quand elle s'ouvre et se donne,
Imprégnée par ses perles de rosée,
Encore et encore l'aimer.
Dans le brouillard léger d'une aube d'octobre,
Se froisse sa robe et se dérobe,
Pour s'offrir aux regards émerveillés,
Et montrer sa corolle prête, abandonnée.
Et Lorsqu'un souffle de vent la blesse, la défeuille,
Sitôt qu'elle a séché ses larmes de rosée,
Elle cache ses joues dans son écrin de feuilles,
Pour vivre encore un peu, encore une journée.
Ô toi qui ne sais pas combien peut être éphémère,
Oui toi, qui est là sur cette terre,
Je t'en supplie, non, ne résiste pas.
Laisse la retenir la vie qui s'abandonne
Suis ces vols d'oiseaux glissant dans le ciel clair,
Il n'est plus belle fleur qu'une rose d'automne
Faite femme se donnant à l'être cher.
Signé: Moâ
Laisse mes mains s'attarder, te faire frémir
Te murmurer mon émoi.
Contre toi mon souffle s'égare
Maîtrisant difficilement mon ardeur
Je t'embrasse du regard.
A la femme qui devient ardente
Répond mon corps affolé
La flamme violente qui te tourmente
Attise en moi un brasier.
Que nos lèvres impatientent s'unissent
Eprouvent le plaisir de ces instants partagés
Soupirs de passion et de désirs surgissent
Ne penser qu'à s'aimer, l'avoir tant rêvé.
M'ennivrer du parfum de ta peau
Devenir aveugle de t'avoir trop observée
Lorsqu'en toi coulera ce flot
Je n'aurais plus de voix d'avoir trop soupiré.
Haletants comme dans un doux sanglot
Pour avoir cheminés vers la félicité
Nos corps,
nos caresses, nos mots
Enfin unis et apaisés pour s'être
aimés.
Tout ce qu'en secret tu m'inspires
Sans retenue, car rien n'est pire
Te l'offrir sans pudeur, mon désir ...
Illustration Eden le pinceau et la plume.

Tantôt rose, tantôt gris,
je suis parti faire ma vie,
Des idées "pleins" l'esprit.
J'ai même marché la nuit,
Pensant trouver amis,
Souvent, mal m'en a pris.
Parfois, j’ai trébuché,
Mais d'autres plus aguerris,
M’ont bien souvent aidé.
j’ai appris de celle-ci,
Aux grands choix, avec coeur,
Préférer le bonheur.
Long et tortueux,
Heureux ou malheureux,
Il faut vivre sa vie...
Poème de Moâ - Mis en forme par Bydy












