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Tiroir secret

ard--che-pont.jpg
St Laurent les bains, tel est le nom de  ce si joli  petit village...
Quatre habitants l'hiver, dix sept l'été.  D'ailleurs ici, on ne dis pas habitants, mais cheminées qui fument. Bienvenue dans le Massif du Tanargue.
Au royaume de Taranis, dieu celte du tonnerre, gorges et crêtes éclaboussées de soleil fleurent le thym et la bruyère, se trouve un petit village qui ne veut pas mourir .
Pourquoi ce vilage? Que suis-je venu y chercher? Qu'ai-je trouvé?

Comme tout un chacun, il est des circonstances qui font que l'on est amené parfois  à réfléchir sur le sens que l'on veut donner à sa vie.
Pour moi, ce fut relativement tôt. En raison de deuils dans ma famille, perte de proches (accident, maladie, éloignement), d'une vie professionnelle très intéressante certes, mais trépidante et ne me laissant aucun répit, y compris souvent le week-end,  il fallait que je m'éloigne de mon univers pour trouver calme et sérénité.
Aussi, cette région me semblait propice en raison du contraste qu'elle offrait par rapport à ce qui était mon quotidien. Le premier épisode relate que ce choix est allé au-delà de mes espèrances. (sourire)

- Je suis venu y chercher le recul nécessaire pour prendre des décisions, en dehors de toute influence, en faisant abstraction du passé, dépouillé de tout confort, avec le désir d'un retour aux valeurs essentielles.
La solitude dans ce cas est propice à une telle introspection, à laquelle la nature, l'effort physique contribuent, et avec en corollaire un trésor inestimable: le temps... prendre le temps!
J'avais une notion abstraite de ce que pouvait être, pour moi, ce luxe: avoir du temps...et là, pendant quelque semaines, je l'ai eu ce temps.

- j'ai trouvé outre ce temps, "certaines leçons de vies" lors de rencontres avec des gens humbles, mais "vrais". Le respect de valeurs en voies de disparition, la connaissance de la nature, la rudesse  des conditions d'existence dans ces contrées éloignées et dépourvues, la méfiance qui fait place à l'amitié et la générosité, ainsi que le bonheur des plaisirs simples. Mais le plus frappant, fut le bon sens et l'acuité du jugement. Et  si le "progrès" a semblé  tarder à arriver  ici, cela n'a nui en rien au plaisir de la vie, ni au bonheur en dépit des conditions de vie.

- Dès lors, quittant ce village après trois semaines de séjour, je sus quelles seraient mes décisions. Aujourd'hui, je sais que ce furent les bonnes!
La plus difficile à prendre fut certainement d'ordre professionnel. Abandonner ce poste à responsabilité, et cette place conquise de haute lutte, au détriment de l'aventure solitaire était risqué. Mais à l'idée d'être à nouveau broyé par le "système" et "ne vivre que pour mon travail", cela  m'aida à tout quitter. Difficile de se dépouiller de sa réussite, mais salutaire de vivre sa vie.
D'où cette maxime d'en-tête de blog:  rêvons nos vies, vivons nos rêves.
Qu'est-ce la vie, si ce n'est un instant éphémère entre deux éternités...

 
Suite et fin de cette série de douze épidodes éditée dans la rubrique "mon tiroir secret" !
Merci de m'avoir lu.

PS:  Elu citoyen d'honneur de ce petit village,   j'acceptai cet honneur avec humour.  ICI
Par Moâ - Voir les 29 commentaires - Recommander
Mercredi 10 octobre 2007
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abbaye-notre-dame-des-neiges.jpg

Avant la conclusion de cette narration « ardèche, un si petit village » un témoignage personnel :

Lors de mes ballades et randonnées, non loin de "mon" village, je visitais une Abbaye, membre de l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance (dit Trappiste). Elle est entourée de grandes forêts et de grandes vallées encaissées, lieu du silence et de la contemplation. Elle fut fondée en 1850
Un audio visuel présente la vie des moines. Un « Mémorial » retrace la vie du Père Charles de Foucauld qui commença ici sa vie religieuse, il entra au mois de janvier 1890 au monastère

.L'abbaye eut un pensionnaire célèbre en la personne de Robert Louis Stevenson puisque encore jeune écrivain écossais, il n'avait alors que 28 ans, il y séjourna le 26 septembre 1878 dans le cadre de la fameuse randonnée qu'il relate dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes.


- Vous commencez à deviner le lieu ?


Mais le but de cet article n’est pas de vous faire un historique de cette Abbaye, plutôt de vous faire part d’ une autre face de la religion , tout en respectant ses adeptes je m'empresse de l'écrire:

Lors d’un repas au gîte, une discussion avec deux employés de cette abbaye (deux jumeaux) y travaillant depuis de nombreuses années, m'interloqua. Leurs témoignages dignes de foi (sans jeu de mots…) corroborés par d’autres récits, laissent perplexe…

Dans cette abbaye, à une époque récente, les conditions de travail et les horaires non en rapport avec les lois du travail (doux euphémisme) étaient encore en pratique. Lassés, ces deux ouvriers corvéables à merci, durent faire appel au tribunal des prud’hommes afin de faire valoir leurs droits et obtenir leurs salaires impayés depuis de nombreux mois. De même que les congés annuels et heures supplémentaires.

Suite à cette plainte, on découvrit une comptabilité très… euhhh… quelconque, une caisse de « couleur » , l’urssaf quant à elle avait été "oubliée"...

Dans ce lieu, où l’on pratique le commerce , les comptoirs avec caisses enregistreuses font plus penser à un lieu d’argent qu’un lieu spirituel. Le magasin aux souvenirs participe à ce constat. Les visites avec ventes de vins à la cave étant l’une des activités principales, complétent l’entreprise commerciale. Doté de l’internet, le père supérier se déplace avec portable et  la voiture climatisée, efficatité oblige. (sourire)

Par contre, le paysan qui fait paître sa vache dans un pré ne lui appartenant pas est prié de la retirer illico presto. De même, les chambres destinées à accueillir la détresse humaine de passage, sont obstinément fermées avec les volets clos.

Il arrive même que le religieux en contact avec la clientèle se serve copieusement dans la caisse. Mais là, on remplace la justice divine par celle des hommes, et sans état d’âme, au revoir mon frère…

Sachez que je ne me livre pas à une diatribe anti cléricale, mais force est de constater qu'en l'occurence, charité bien ordonnée commence par soi-même. Preuve que la religion est bien administrée par des hommes et non des anges...

Prochain article, l’épilogue... suite et fin.
Par Moâ - Voir les 20 commentaires - Recommander
Mardi 2 octobre 2007
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ard--che--village-avec-m--morial.jpg
Un lieu chargé d'histoire, avec ce qui subsite de l'âme d'un village.

Là où la Résistance touche au mythe, au sacré, presque à la religion, c'est dans le Vercors. Fabuleux Vercors. Vercors d'Isère et Vercors de Drôme.
Là où on voit sans être vu et où toute ingérence étrange sinon étrangère est jaugée avec un œil critique. Alors vous humez d'ici comment l'ingérence nazie pouvait être ressentie là-bas.
Le 14 juillet 1944, maquisards des débuts, réfractaires du S.T.O, proclamèrent la République du Vercors. Armés de trois grenades, de deux tromblons et de dix Sten parachutées, ils luttèrent contre l'envahisseur allemand armé, lui, jusqu'aux dents. Les Allemands furent déposés par planeurs vers Vassieux et firent donner leurs commandos de montagne.
Du 22 juillet au 5 août 1944, les maquisards, héroïques, s'opposèrent à dix contre un. Ils succombèrent finalement. Ce fut alors le terrible « nettoyage » du Vercors par les « verts de gris ». On fusilla sans procès et le jeune et le vieillard. On acheva les blessés, on brûla les fermes et on détruisit les villages.
Lieu chargé d'histoire, ou un mémorial commémorant l'héroïsme de ces gens, surplombe ce village, lui aussi "perdu" quelque part dans cette montagne... guetté par l'oubli...
.
Bientôt l'épilogue...
Par Moâ - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007
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ard--che--boutique.jpg
Découvertes...

Peu à peu, j'élargis mon rayon d'action, conseillé par les habitants du village. Tous mes faits et gestes n'avaient d'ailleurs pas de secrets pour ceux-ci. (sourire)
A contrario, lorsque je rentrais d'une ballade ou randonnée, je savais ce qui s'était passé dans le village en mon absence. Progressivement s'était établie une relation avec les habitant, ayant fait l'effort d'aller à leur rencontre avec discrétion et humilité, leur curiosité à mon égard avait fini par vaincre leur réticence.

Ce fut d'abord ce hammeau, à une vingtaine de kilomètres, traversé par un chemin de randonnée. Moins isolé, il était de son époque, un gîte d'étape (cuisine délicieuse et copieuse), une église, quelques maisons, et parmi elles, une... petite boutique, ou  plus exactement ce qui faisait office de ce que l'on pourrait appeler "boutique".
La photo ci-dessus témoigne du côté pittoresque de l'endroit...avec produits de base,  quelques services offerts aux habitants (peu nombreux), et surtout aux randonneurs de passage.
Regardez bien cette photo, témoignage d'une époque révolue dont subiste encore quelques vestiges.

Quant à la patronne du gîte, elle était d'origine Grecque et de passage, l'amour l'avait immobilisé ici. Lieu convivial où le repas est si prisé qu'il faut être recommandé pour pouvoir obtenir une place. Surréaliste vous dis-je.

A SUIVRE...

Par Moâ - Voir les 23 commentaires - Recommander
Lundi 17 septembre 2007
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ARDECHE-place-et-voiture.jpg Seule trace du progrès, mon véhicule garé sur la place du village, à côté du gîte.

A la rencontre des habitants...

Elle, témoin de jehovah, d'origine allemande, bien que marié à un enfant du pays fut mise à l'écart. 
Veuve, entourée de ses chats, elle partait très tôt le matin afin de ne rencontrer personne, traversant le village pour aller cultiver son jardin. Agée, elle n'attendait plus rien de la vie, ne recevant que de temps à autre la visite de membres de sa communauté, à qui elle léguera sa maison à son décès.

Lui, veuf depuis des années, ayant "trimé" pour élever ses enfants, vivait seul également. Ses enfants lui rendaient visites régulièrement. Agé mais encore alerte, il vouait une haine tenace à ses voisins, pour des querelles passées, querelles mesquines et sans imortances, mais qui avaient perdurées.
Le jour du décès de son voisin, il mit la musique à tue-tête et dansa dans la rue du village, alla invectiver la famille à l'église le jour des obsèques.

Elle, veuve récemment, voisine âgée, déplorant les actes répréhensibles cités ci-dessus, était la mémoire vivante du village.
Des photos datant du début de siècle retraçant la vie des habitants et l'évolution du village, ainsi que ces contes et anecdotes, permettaient de revivre une époque qui s'achevait. Elle écrivait des poèmes...

Lui, malgré son âge,  participait à l'activité du village, faisant partie du conseil municipal. Veuf, il avait retrouvé son amour de jeunesse, et vivait les derniers moments de sa vie avec celle qu'il avait aimée jadis. Jardin et parties de pétanques agrémentaient ses journées.

Tous terminaient leurs vies dans ce village qui les avaient vus naîtres. Avec ce soucis de continuer ce qui avait contribué à leur survie par le passé, la culture du jardin, la cueillette  (champignons, châtaignes, etc...),
sans oublier le rituel de la messe le dimanche matin.

Le progrès était arrivé avec le téléphone, la télévision et l'automobile, rompant l'isolement, mais la manière de vivre avait peu changé. L'âge n'expliquait pas tout, les mentalités,
le lieu, le poids du passé...  autant d'habitudes ancrées qui resteraient à jamais.

Comble de bonheur, j'eu l'honneur d'être invité à leur banquet annuel, celui des anciens. Pris "sous la protection" du couple dont le mari allait décéder (et qui le savait), dont la femme écrit des poèmes, je passais une journée délicieuse.
Je sus en quelques mots ce qu'avait été la vie de chacun. Parfois, surréalite...
Histoires, chants, anecdotes, rires et émotions, ce furent des moment intances de communion avec ces gens humbles, mais si "vrais" !

A SUIVRE...

Par Moâ - Voir les 21 commentaires - Recommander
Samedi 8 septembre 2007
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ArdecheMontagne.JPG
A la rencontre des gens...

Etant seul au gîte, hormis quelques passages de temps à autre, je partageais la table des gérants. Bientôt, la vie des habitants n'eut plus de secret (ou presque) pour moi. Je découvrais peu  à peu un  univers que je  croyais être celui de début de siècle,  lu dans les  livres.
Le talent de conteur de ses auteurs, les récits étayés par les photos, les lieux décrits, tout concourait à aiguiser la curiosité, même la plus rétive.
Après  cette débauche d'énergie dans la montagne (voir épisode précédent),  je décidais d'aller à la rencontre  des gens du  village et  des alentours.

Ce fut d'abord le berger.
Celui -ci  était venu au gîte partager le repas, invité par les gérants.  Répondant  à son invitation, je me rendis à sa bergerie un  après-midi.
Deux maisons dans ce hameau, un couple âgé et lui. Il était seul. Une bergerie, une maison attenante, enfin... un lieu d'habitation d' homme seul... Il avait été marié, mais un jour en rentrant chez lui, il trouva la maison déserte, sa femme étant partie avec un curiste. Il ne sut jamais ce qu'elle était devenue, mais fataliste,  n'engagea aucune recherche, trouvant presque inéluctable cette issue.
Il boîtait fortement. De plus, des problèmes cardiaques compliquaient encore un peu plus son existence. Pensionné en raison d'une malformation à sa jambe, ce revenu lui permettait de vivre chichement, car le métier de berger n'était plus viable.
Passant une partie de la journée dans la montagne avec son troupeau, je constatais qu'il était convivial et non aigri par cette vie rude et solitaire. Comme compagnie, son chien et ses moutons (moutonne avé l'assent). Enfin... la bouteille était aussi une compagne redoutable, parfois les moutons ramenaient le berger chez lui... (sourire)
Un chien de berger qui surveille un troupeau, le rassemblant constamment est un vrai plaisir à regarder. Dressée et obéissante, cette chienne affectueuse, était redoutable d'efficacité. Dès qu'une brebis s'éloignait, un geste du berger, et aussitôt tout rentrait dans le rang. Un perpétuel étonnement devant ce comportement réglé comme un ballet parfaitement orchestré.
Progressivement, je compris qu'il n'aurait pas d'autre alternative que de finir ainsi sa vie, vie solitaire et sans avenir. Il en était conscient, tout en espèrant peut être je ne sais quel miracle?
Nous nous revîmes à plusieurs reprises, au gîte et lors de mes randonnées, lui rendant à chaque fois visite. Lorsque le chien était présent, le berger faisait la sieste. Lorsque l'on entendait la cloche au loin il était dans la montagne. Un quotidien bien morne certes, mais qui avait été et serait toujours le sien.

Tranche de vie parmi d'autres n'est-ce-pas? Mais Il avait été le seul à ouvrir sa porte aux gérants du gîte à leur arrivée... La bonté  ne se manifeste pas nécessairement  matériellement...

A SUIVRE...

Par Moâ - Voir les 20 commentaires - Recommander
Dimanche 2 septembre 2007
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ard--che--hammeau-randonn--e.jpg
Périple montagnard...

Ceux qui font de la  randonnée  savent que l'on calcule les distances  en heures de marche (env. 3km/h en montagne) et  non en kilomètres. J'étais parti  à 13h et rentrais vers 21h ce jour-là...
Au fur et à mesure que le temps passait, je me rendais compte que je ne reconnaissais pas les sentiers empruntés auparavant. Bientôt j'eu la certitude que je n'étais pas sur le chemin du retour. Que faire? Je continuai!
Après avoir marché, au loin une lumière et une fumée. Au fur et à mesure que j'approchais, je distinguais quelque maisons. Arrivé près de celles-ci, seules deux maison semblaient habitées. Après avoir frappé à celles-ci, une porte s'ouvra, un homme d'un certain âge apparut:
- Bonjour, suis-je loin du village de...  ?
Vous être à l'opposé.
- Et pour rejoindre ce village?
Reprendre le chemin opposé, toujours tout droit.
Et la porte se referma...

Cette attitude est coûtumière ici, où "le chacun pour soi" prédomine et me fut confirmé par les gérants du gîte, dont seul le berger leur ouvrit sa porte à leur arrivée. L'étranger, même du village voisin, on s'en méfie.
Je dois convenir que c'est le moral en berne que j'entrepris de parcourir le chemin inverse, mesurant la somme d'efforts à fournir avant de retrouver "mon village", si possibile sans m'égarer.
Bientôt un orage éclata...

Si un jour vous vous trouvez dans la montagne, sur les cimes entouré d'arbres, et pris dans le grondement du tonnerre, des éclairs et de la pluie, je dois avouer que c'est impressionnant. Car pour couronner le tout, bientôt ce fut la pluie. Seule solution, marcher et encore marcher, toujours marcher... le temps passant, la nuit allait arriver.
Ce fut long, très long...
Lorsque enfin, du haut de la crête, après avoir crapahuté dans des conditions hostiles, au loin apparut la lumière du gîte, un immense soulagement me submergea.
Il me restait encore environ une heure de marche, mais je ne sentais plus la fatigue, ni le bruit de l'eau dans les chaussures, et la pluie qui dégoulinait de tout mon corps me semblait d'un coup salvatrice.
Arrivé vers 21h, à la tombée de la nuit (heureusement nous étions au mois de juin),  un feu de cheminée et une soupe aux châtaignes me procurèrent un immense réconfort.
L'inquiétude sur le visage des gérants du gîte fit place à la plaisanterie, mais je sus que ceux-ci avaient été très inquiets à mon sujet.

A SUIVRE...

Par Moâ - Voir les 23 commentaires - Recommander
Dimanche 26 août 2007
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