Toi femme de tous les pays
Qui donne force et vie,
Toi qui possède la beauté
A faire un saint se damner.
Que faire d'autre que t'aimer
Avec ton regard sachant nous embraser,
Femmes, est ce bien un prénom d’ange
Ou d’une sucrerie que l’on mange ?
Est-ce cette fleur, qui dès le matin
Sort prestement de son écrin,
Pétales encore couvertes de rosée,
Pour éclore et enchanter notre journée.
Bonsoir vous dit-elle tôt le matin
Déroutante, mais exquise j'en conviens,
La tête dans les nuages elle avait
Cette nuit encore, d'avoir trop aimé.
Celle qui remplit nos coeur de chaleur
Oubliant peines, chagrins et aigreurs,
Pour ouvrir au monde, ses valeurs
Celles de la bonté, de l'amour et du cœur.
Joyaux dont l'éclat à jamais perdure,
Tendres câlins, caresses et baisers
D’un mendiant jamais rassasié...
Signé: Moa

J’ai en moi une vision secrète
Une photographie, image muette
Qui bien souvent me parle
Souviens-toi, dit-elle sans hargne.
Surgissant du passé
Remontant les flots, parfois déchaînés
Tels démons grimaçants fantômes hagards
Habitent mon crâne et brouillent mon regard.
Instantanée , prise à" la volée"
Courtisée, ses attraits dévoilés
Expression et émotion de l'instant
Figées à jamais dans le temps.
Telle la poésie des mots
Sachant figer les maux
Discrète ne disant mot
Oui, c'est elle la photo.
Si un jour au hasard
Que par inadvertance se détourne le regard
Souviens-toi murmure t-elle
De ce temps où tu rêvais d'elle.
J’ai gardé en mon cœur dans un jardin secret
Une photographie au parfum de regret
Qui bien souvent me parle, hantant mon âme
Clic clac, sourires et larmes, ad vitae eternam.
Signé: Moâ.

Je ne l'entendais pas, tant je la regardais,
Par sa robe entr'ouverte, au loin je me perdais,
Devinant ses dessous et brûlé d'ardeurs folles,
Je l'attirais à moi, comme dans un envol.
Par un long baiser, comme une éternité,
Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité,
Elle se renversa, tremblant sous ma caresse,
Sa poitrine oppressée et dure de tendresse.
Haletant comme dans un doux sanglot,
Qui tendit nos deux deux corps vers la félicité,
Nos caresses, nos bouches, nos mots
Firent exulter nos corps si chauds.
Vint enfin un soupir d'amour, si fort,
Qu'il résonna jusqu'à l'aurore,
Ainsi que deux forçats rivés aux même fers,
Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.
Je ne saurai trouver les mots,
Mais en fermant les yeux, j'ai encore le goût,
Avec l'envie, encore, de donner tout...

Ce rêve en moi qui dormait
M’a mené en silence jusqu’à toi,
Mes lèvres avaient déjà deviné
Mes doigts ont fait le choix.
Je t’écrivais déjà je t’aime
Sans même t’avoir rencontrée,
Tu existais déjà dans mes rêves
Finalement, je t'ai trouvée.
Subitement une fleur a surgi
Sur ma terre gelée,
J'y ai vu une flamme, ébloui
Aussi blonde que les blés.
j’étais las de mes rêves
Ils ne m’ont pas trompé,
Tu existes, ma belle Eve
Offerte à ma bouche, adorée.
Les ombres se sont enfuies, brèves
Ouverts mes yeux, je t'ai reconnue,
Tu errais dans le champ de mes rêves
Fini l'attente, tu es là belle inconnue.
Mes mains fébriles, vers toi s'ouvrir
Faire l’apprentissage de ton corps,
Franchir avec toi la porte du désir
Apprendre, aller au-delà des mots.
Te révéler à toi-même
Pour la première fois en cadeau,
Pour que tu me dises je t’aime
Plaisirs... gémissants sur les flots.
Femme aux yeux de nuit, corps dévoilé,
Tout à apprendre de toi, chère rebelle
Amour, qu'il me faut réinventer…
Signé: Moâ

Dors mon petit ange,
Laisse la nuit t'envelopper
Qu'elle glisse sur toi son ruban,
De rêves dorés.
Tendre, ce geste doucereux,
Vois ce regard émerveillé
Ces bras tendus affectueux,
Vers toi, ange éveillé.
Et puisse t'apaiser
Déjà affaiblie par tes peurs,
Celle qui t'a enfanté…
Dors petit ange,
Laisse demain dans ses vapeurs,
Ne permets pas qu'il dérange
Cette belle âme, toi ma
douceur...
Signé: MOA.













