Je ne l'entendais pas, tant je la regardais,
Par ses formes offertes, au loin je me perdais,
Devinant ses dessous et brûlé d'ardeurs folles,
Je l'attirais à moi, comme dans un envol.
Par un long baiser, douce éternité,
Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité,
Elle se renversa, tremblant sous ma caresse,
Sa poitrine oppressée et dure de tendresse.
Se laissant emporter, griser par notre désir
Dans le courant lisse et doux de nos soupirs
Mes mains s'attarder sur ton corps
Tellement en toi, le ressac est si fort.
Haletant comme dans un doux sanglot,
Secouant nos corps tendus vers la félicité,
Nos caresses, nos bouches, nos mots
Faire exulter nos corps si chauds.
Vint enfin un soupir d'amour, si fort,
Qu'il résonna jusqu'à l'aurore,
Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers,
Un lien nous tenait, l'affinité des chairs.
De l'odeur ou de ta peau,
Je ne saurai trouver les mots,
Mais en fermant les yeux, avoir encore le goût,
De ton corps, envahi de désirs fous...
Moa