Une partie du gouvernement français a écourté ses vacances de quelques jours à la suite de l'annonce la semaine dernière d'un recul de 0,3% du Produit intérieur brut (PIB) au 2è trimestre. Le Premier ministre François Fillon ne veut toutefois pas parler de "récession". Il préfère le mot "ralentissement". Et en appelle à une réaction européenne. (sces euronews)
"Dans une Europe unifiée sur le plan économique, et en particulier dans une zone euro unifiée sur le plan monétaire, il doit y avoir une réponse coordonnée des différents pays européens, a commenté François Fillon. Notre responsabilité au titre de la présidence européenne, c'est de susciter le débat".
La France en parlera donc à ses partenaires, qui ne sont pas mieux lotis, lors de la réunion des ministres des Finances de l'Union européenne, les 12 et 13 septembre, à Nice. Et pas question de plan de relance, le Premier ministre français entend garder le cap des réformes entamées.
Le gouvernement pratique la "politique de l'autruche", a réagi un dirigeant du parti socialiste, Henri Emmanuelli.