La grande distribution est née en France dans les années 1950. A l’époque, de dix à douze intermédiaires s'interposent entre l’agriculteur et le consommateur. Le prix payé pour un kilo de pommes est multiplié par quatre lorsqu’il arrive dans le panier de la ménagère. Les denrées sont rares et les prix flambent. Les commerçants bénéficient d’une situation de quasi-monopole. La demande ne rencontre l’offre qu’à la frontière de l’inacceptable. Quelques-uns en profitent pour se constituer des fortunes indécentes. L’idée se répand dans l’opinion que le distributeur s’enrichit au détriment du consommateur. Cinquante ans plus tard, cette réputation demeure. En 1949, M. Edouard Leclerc ouvre son premier libre-service à Landerneau, petite bourgade de la Bretagne profonde. On ne peut pas parler de grande surface : l’épicerie familiale ne s’étend que sur 50 mètres carrés et, pour la première fois, le client se sert lui-même. Dans un premier temps, les principes traditionnels du commerce sont respectés : les marchandises achetées sont revendues avec une marge bénéficiaire destinée à couvrir les charges et la rémunération du commerçant. Plus les stocks tournent rapidement, plus les profits s’accumulent. Hypermarchés et supermarchés achètent en grandes quantités et obtiennent d’importantes remises qu’ils répercutent en partie à leurs clients. Supermarchés et hypermarchés se développent. La France bat tous les records de densité en Europe : en moins de trente ans, le parc passe de 200 supermarchés à plus de 5 000, et d’un seul hypermarché à plus de 1 200. Les magasins ne commandent plus directement les marchandises, mais se regroupent en centrales d’achat pour peser davantage encore lors des négociations avec leurs fournisseurs. Profitant de leur position dominante, les centrales mettent en place un système inédit de racket, inconnu jusqu’alors dans les Etats dits de droit, elles réclament tous les ans de 1 % à 2 % de remise supplémentaire. Cette taxation, (marges arrières) constituée essentiellement de prestations fictives ou survalorisées, est passée ensuite à 10 % puis il y a une décennie à 35 %, puis 40 % et 45 %, pour dépasser largement la barre des 50 % du prix du produit et, dans des cas extrêmes, atteindre le taux de 60 % au début de l’année 2002. Il sert aussi à financer la corruption du pouvoir politique, habitué à monnayer sa signature pour les autorisations d’ouverture. Le « péage » obligatoire, de 1 million d’euros minimum pour un hypermarché, est né à la fin des années 1970. Avec les « années Mitterrand », les enchères montent et les enveloppes se font plus épaisses : on passe à 1,5, puis 2, puis 3 millions d’euros. M. Michel-Edouard Leclerc, fin connaisseur, l’a d’ailleurs reconnu publiquement : La vérité est que près de la moitié des grands ensembles commerciaux ont été soumis à ce trafic... Les députés français ont identifié plus de 500 motifs invoqués par les centrales d’achat pour exiger ainsi des avantages supplémentaires de leurs fournisseurs. Ces derniers sont placés devant un choix très simple : ou bien se soumettre ou bien être « déréférencés » c’est-à-dire garder pour eux leurs marchandises et fermer leurs usines ! Lire la suite, édifiant... ICI
Kikou Aurélie ;-)<br />
Les marges de la grande distribution sont scandaleuses.<br />
Il faut savoir, que celles-ci peuvent atteindre... jusqu'à 80%. (preuves à l'appui, j'ai eu connaissance d'une note interne). En moyenne, c'est plus de 50 %...<br />
Quant aux petits producteurs, leurs prix d'achat sont multipliés X fois, alors que pour peu on leur achèterait à perte. De plus, ils font payer les industriels (marges arrières) et certaines marchandises vendues ne leurs coûtent presque rien. Sans parler des ententes illicites sur les prix, toujours à la hausse...<br />
Une réforme urgente est à mettre en oeuvre.<br />
Bonne soirée, et ai plaisir de te relire.<br />
Bises... :-)))
Ca c'est un truc qui m'écoeure profondément. Prendre les producteurs à la gorge comme ils le font (même si ce n'est pas l'objet de la fin de ton article).<br />
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J'ai la chance d'habiter à la campagne et donc de pouvoir me fournir en fruits et oeufs frais très facilement pour soit le même prix, soit moins cher qu'en grande surface. Et la personne y gagne encore largement de quoi. <br />
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Quand on sait que dans le prix final d'un kilo de patate seul le tiers correspond aux patates en elles-mêmes... cherchons l'erreur. D'accord la grande surface doit "gagner sa vie", ne fait pas dans le social et doit payer ses employés... mais ils en demandent toujours plus aux producteurs pour toujours moins cher... et ensuite on apprend qu'ils ont fait des millions de bénéfice :-s
Pour avoir un peu (pas longtemps heureusement) cotoyé le monde de la grande distribution, je peux te dire que c'est un univers de requins. Pas beau à voir. Pas beau de traiter avec eux. D'ailleurs, ils ne traitent pas, ils imposent. C'est comme ça et pas autrement. Tu te plies ou pas. Ils se sucrent plus que bien sur le dos de tous, du producteur au consommateur. Ecoeurant. Mais, faut croire que business is business !!!<br />
Passe un bon samedi Moâ. Bisous tout plein.
C'est scandaleux! mais j'aime beaucoup le photo.<br />
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J'invite tout ceux de la communauté à participer au nouveau jeu Mystério :<br />
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http://lequipedechoc.over-blog.com/article-16168598-6.html#anchorComment
Ce message n'a strictement rien à voir avec l'article. Je t'explique : Je viens d’être taguée par Sogo et me voilà donc contrainte d’aller taguer mes amis webmatiques. Alors, bien évidemment je me rends chez-toi ;)<br />
Je t’invite donc à me rendre visite sur mon blog où tu trouveras la règle de ce jeu. Certes, il n’y a pas d’obligation, à toi de voir si tu veux y participer. Je trouve ce jeu assez amusant puisque, sans mentir, nous nous connaîtrons un peu mieux et, cerise sur le gâteau, il devrait nous amener quelques visiteurs supplémentaires.<br />
Excellente soirée,<br />
Bisatoi ;)
"You Make My Day Award"<br />
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Cette nouvelle chaîne sur le Net propose d'élire ses 10 blogs préférés j'ai mis le tien parmi mes préférés (à voir sur mon blog) :0010:
Hélas, au coeur de toutes ces polémiques, c'est toujours le même qui paye, définitivement et éternellement le petit. Les armes sont inégales alors, que faire ? Nous ne pouvons que dénoncer et c'est pourquoi ta démarche, cette publication, est essentielle.<br />
Bonne journée,<br />
Bisatoi ;)
bien du temps a passé depuis mon dernier passage et j'ai plein de choses à lire à découvrir ici. Toujours avec autant de plaisir !<br />
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belles pensées pour toi.