Sous haute surveillance: Après avoir été chahutée dimanche à Londres par des manifestants dénonçant la répression des autorités chinoises au Tibet, la flamme olympique effectue lundi à Paris sa dernière étape européenne avec, en toile de fond, la menace de nouvelles manifestations.
Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'État, est prévu, avec pas moins de 3 000 policiers mobilisés sur terre, dans les airs et même sur la Seine.
Une "bulle étanche" d'environ 200 mètres de long sera constituée autour du porteur de l'emblème des JO, composée de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris joggeurs. Le porteur de la flamme sera suivi de 32 véhicules de CRS, soit 160 hommes, un groupe de motards fermant la marche. 1 600 policiers devraient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité. Sur la façade de l'Hôtel de Ville sera déployée une banderole:
"Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde.
Chine: Interdiction de publier ou de commenter toute information concernant l'étudiante battue à mort dans l'université de l'agriculture de Canton… Lire
Censure internet, le gouvernement chinois dispose d'une armée de cyberpoliciers (plusieurs milliers) qui traquent sans relâche le "dissident" sur la Toile. En Chine, publier une information censurée sur un blog peut valoir deux, trois voire dix ans de prison à son auteur. Un chinois qui avait diffusé une lettre ouverte sous le slogan "Nous voulons les droits de l'homme, pas des Jeux olympiques" a été condamné, à cinq ans de prison par un tribunal de Jiamusi, (nord-est du pays).