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Pétrole cher, hausse de la consommation de viande et céréales en Asie, réorientation de parcelles vers la production de biocarburants, climat déréglé et spéculations ont contribué à l'augmentation des prix alimentaires. Hécatombe annoncée. (sources Reuters et le monde)
De violentes manifestations contre cette tendance apparaissent dans plusieurs pays pauvres: Haïti, Egypte, Burkina Faso, Mauritanie, entre autres.
Selon les données de l'Onu, les prix alimentaires ont globalement augmenté de 35% entre fin janvier 2007 et fin janvier 2008, accélérant une tendance amorcée en 2002. Depuis cette date, les prix se sont envolés de 65%.
Pour la seule année 2007, les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrent une hausse de 80% pour les produits laitiers, de 42% pour les céréales (blé, maïs, riz, etc).
La majorité des experts estime que les prix élevés sont là pour longtemps, prévient le Suédois Lennart Bage, président de l'agence onusienne Fida.
"On va vers une très longue période d'émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable", déclare Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies. Avant la flambée des prix, déjà 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées.
D.Strauss-Kahn, directeur général du FMI prévient qu'une poursuite de la flambée des prix aura des conséquences terribles: "comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situation se finit parfois en guerre". La faim est un grave problème, surtout pour ceux... qui n'ont rien à manger.