On le sait maintenant, Ingrid Betancourt a demandé le divorce d'avec son mari Juan Carlos Lecompte. (Sces News Yahoo)
Son avocat a déposé mi-janvier une demande de divorce pour avoir été "séparée de corps de fait avec son mari pendant 6 ans". Pour Juan Carlos Lecompte, c'est la déception, lui qui a contribué, pendant toutes les années de captivité de sa femme, à sa libération.
Quelques jours après cette demande de divorce pour "séparation de corps de fait" formulée par Ingrid Betancourt, celui-ci, sérieusement meurtri, vient d'accorder ce qu'il dit être sa dernière interview à un média. Dans les colonnes d'un supplément du quotidien espagnol El Mundo, Juan Carlos Lecompte fait une nouvelle fois état de son amertume:
Lors de la libération de son épouse par les Farc, le 2 juillet 2008, dénouement pour lequel il avait personnellement oeuvré sans relâche pendant ces six annnées, on l'avait vu très en retrait. Les retrouvailles lors de la libération de sa femme furent peu chaleureuses, celle-ci lui tournant le dos très rapidement sans même l'avoir embrassé.
Rapidement, J.C Lecomte avait confié sa solitude, l'absence totale de gratitude et... d'amour de la part d'Ingrid Betancourt."Je me suis senti trahi, vient-il de réitérer. J'ai lutté pour sa liberté et j'attendais une reconnaissance qui n'est pas venue. J'en suis resté déconcerté, comme tous les gens qui m'ont vu lutter".
Si les ponts sont définitivement coupés entre l'ex-otage des Farc, qui se terre à Paris le temps d'écrire ses mémoires, et Juan Carlos Lecompte, son époux depuis 1997, qui demeure à Bogota, cela ne sera pas aussi évident juridiquement.
La séparation de corps de fait avancée par la partie de Mme Betancourt est contestée par les avocats de son mari, lesquels comptent également s'appuyer sur les témoignages à charge de trois co-otages des Farc, faisant état du caractère particulier d'Ingrid Betancourt, mais aussi et surtout de ses… "relations sentimentales" avec un autre détenu, le sénateur Luis Eladio Perez pendant sa captivité…