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Ecrit dans le plus pur style autobiographique, les "Confessions d'un banquier pourri" agitent le microcosme bancaire et médiatique depuis sa sortie. Présenté comme l'ancien numéro deux d'une grande banque française et dissimulé derrière le pseudonyme de Crésus, son auteur décrit brutalement les mœurs bancaires mondiales:
Délit d'initié, corruption, incompétence des dirigeants, dissimulation des pertes et paradis fiscaux, tout y passe. Le tout en égratignant au passage bon nombre de personnalités. (Sources JDN économie)
Le 15 septembre 2008, la banque américaine Lehman Brothers faisait faillite, plongeant le monde de la finance dans la stupeur. Mais l'auteur, lui, affirme avoir appris la prochaine faillite de Lehman Brothers via une call-girl de luxe. Celle-ci aurait recueilli les confidences d'un important actionnaire saoudien informé à l'avance par Henry Paulson lui-même. En somme le narrateur accuse l'ex secrétaire d'Etat au Trésor de délit d'initié. Et il le justifie par le rachat massif des Saoudiens des obligations garanties par les Etats-Unis pour financer la dette du pays. Un financement certes indispensable pour l'économie américaine. "Sans lui, l'Amérique risquait de s'effondrer. Alors, pour Paulson et pour l'administration Bush, commettre un petit délit d'initié était une vétille"
L'affaire Kerviel en France a rappellé au grand public l'existence des traders et des sommes faramineuses qu'ils manipulent, e t révélé les insuffisances des établissements en matière de contrôle.
Les prêts toxiques n'ont pas touché que les établissements financiers et les particuliers américains. Certaines collectivités françaises, comme la Seine-Saint-Denis, en sont aussi victimes. Le narrateur ne ménage pas ses critiques sur les hommes politiques. Sur le plan national, selon lui, les "ministres des Finances, ont une bonne excuse , ils n'y comprennent rien".
L'auteur ne se lasse pas dans son ouvrage de décrire le train de vie des banquiers : "De Paris à New-York, une bande avait accumulé des fortunes invraisemblables". Sa cible favorite ? Le patron de Lehman Brothers, Richard Fuld, dont il raconte "qu'il vivait comme un moderne Roi-soleil" avec six jets privés, un Boeing 767 et de multiples œuvres d'art propriétés de la banque. "On évaluait sa fortune personnelle à 800 millions de dollars" (1millliard €). Ce n'est pas le seul patron de banque à être épinglé. Marcel Opsels, "honorable citoyen suisse qui avait contribué à précipiter la quasi-ruine d'UBS", disposerait selon l'auteur de 70 millions d'euros, autant qu'Hank Greenberg, le patron d'AIG.
A propos du livre:
Crésus, l'auteur, résume d'ailleurs la situation à sa manière: "Les banquiers du monde entier ont réalisé en toute impunité le casse du siècle."
Le jour de sa sortie, le 15 avril, le livre "Confessions d'un banquier pourri" était considéré comme les véritables révélations d'un banquier français de haut vol. Mais une semaine plus tard, devant les interrogations sur l'identité de l'auteur, Fayard confiait au quotidien Métro qu'il s'agissait d'un… roman. Affaire classée!